RESISTANCE AU CHANGEMENT : QUELS SONT LES ORIGINES ?

Pourquoi ne fait-on pas toujours ce qu’il faudrait pour guérir ou changer ?

Philippe Coat, Hypnothérapeute, Sophrologue, Formateur, Colmar

Philippe Coat, Hypnothérapeute, Sophrologue, Praticien en psychothérapie émotionnelle & cognitive

Nous connaissons tous une personne dans notre entourage qui semble ne pas vouloir changer ou guérir. Elle souffre et cependant, de façon un peu inexplicable, elle ne fait rien ou presque pour échapper à cette souffrance : elle n’entame aucune thérapie, se garde bien de consulter un médecin ou, si elle s’engage dans un traitement quelconque, finit toujours par abandonner très vite au motif que « de toutes façons, tout ça c’est de la connerie », « dans mon cas, ça ne fonctionnera pas »… Et on a parfois le sentiment que le sujet, ne faisant preuve d’aucune constance dans ses efforts pour changer, ne peut, bien évidemment, obtenir aucun résultat ! Comme si son investissement dans sa guérison était une mascarade. Voire même, comme si elle sabotait inconsciemment tout processus susceptible de mener à sa guérison. Alors «…l’histoire se répète. »

Qu’est-ce qui explique cette résistance à la guérison ou au changement ? Quels sont les éléments qui empêchent les personnes de prendre des décisions qui serviraient au mieux leurs intérêts ? Pourquoi ne va t’on pas toujours spontanément vers ce qui contribue à notre plaisir, notre libération ou notre élévation ? Explorons quelques-uns des mécanismes qui sont en jeu derrière ce paradoxe et évoquons – à titre indicatif – quelques types de stratégies et techniques cliniques qui peuvent être envisagées pour lever ces freins.

La peur de perdre un bénéfice tangible

Toute décision comporte des bénéfices, certains conscients, d’autres inconscients. Si consciemment je souhaite changer mais que je ne parviens pas à le décider, c’est probablement qu’inconsciemment, j’ai pris la décision de rester là où je me trouve. Conserver son trouble, son symptôme, sa maladie est une décision qui offre des bénéfices tangibles ou symboliques. La résistance au changement provient fréquemment de la peur inconsciente de perdre le bénéfice que m’apporte parfois mon trouble. Examinons quelques exemples.

Marie, atteinte d’une hyper-inflammation du nerf sciatique                                                                   Les traitements que suit marie ne semblent pas beaucoup atténuer sa douleur et encore moins venir à bout de son problème. En arrêt maladie depuis 2 mois, elle est employée depuis 15 ans dans l’industrie où elle est formatrice. Elle connaît son métier sur le bout des doigts. Enjouée, dynamique, dotée d’une autorité naturelle ,elle est appréciée dans ce milieu masculin où elle a su se faire une place. Avant l’apparition de sa maladie, elle se déplaçait beaucoup en voiture d’un site à un autre. Elle marche maintenant avec peine.

Quel bénéfice tire t-elle de cette douleur qu’elle doit endurer ? La thérapie se désintéresse volontairement de son symptôme pour cerner ce qui se joue en elle. Son affection du nerf sciatique n’est pas le problème à traiter, il n’en est que l’ombre, la manifestation. Sa maladie est la compensation symbolique inconsciente d’une émotion qui n’a pas pu s’exprimer, d’un désir profond qui n’a pas pu venir à la conscience : elle a intégré ce milieu professionnel à une époque où, dans ses choix, acquérir une sécurité matérielle importait plus que la possibilité de se réaliser dans son métier. Elle est aujourd’hui respectée pour ses compétences, dirige une équipe, gère des budgets importants et tout cela comble son ego. Mais dans le même temps, ses aspirations profondes ont évoluées, elle a changé. Elle s’est d’ailleurs récemment formée au Yoga, s‘intéresse à la spiritualité… et s’éloigne peu à peu du système de valeurs dominant dans son milieu professionnel où prime la recherche de « l’excellence », le « just in time », « le client roi », « l’agressivité commerciale »… Et même si elle ne se l’ai pas encore tout à fait avoué, ces valeurs lui semblent aujourd’hui puériles. Mais est-elle pour autant prête à renoncer aux avantages que lui procure son poste ?

Alors ce conflit interne inconscient qui ne peut pas s’exprimer par des mot va se manifester dans son corps. Ce corps exprime le désir profond qui traverse Marie : évoluer dans un environnement en consonance avec ses valeurs et qui lui permettrait de s’accomplir en tant qu’être humain.

Le bénéfice de sa sciatique ?                                                                                                                                      La maladie la maintient opportunément à distance d’un milieu qui ne la nourrit plus. Le médecin ou thérapeute qui s’avisera de faire disparaître son affection à court terme avec une approche allopathique (2) (en se focalisant sur les symptômes) va à l’échec. Les symptômes ne céderont sans doute pas durablement tant que persistera son conflit interne.

Pourquoi ne pas mener une analyse logique et systématique des possibilités : « Et si vous démissionniez ? ». Bien que ces approches conscientes soient utiles, elles présentent de sérieuses limitations dans la mesure où le dilemme décisionnel se trouve en sous-sol et qu’il peut rester sourd à toute approche rationnelle. 

Action thérapeutique envisageable pour favoriser le changement

Connecter Marie à son identité authentique

Marie a incorporé des valeurs et plus largement, des façons de penser, d’agir et de ressentir qui appartiennent à son père plutôt qu’à elle. Elle a d’ailleurs été élevée comme le garçon qui était désiré par ses parents. Cette « introjection » commence à perdre de sa force mais Marie n’a pas encore conscience que le trouble qu’elle ressent en elle est l’expression d’une aspiration profonde à vivre en conformité avec son identité authentique. Le travail thérapeutique va viser, par l’hypnose, à la libérer de ses limitations apprises dans son environnement familial. Dans l’état hypnotique, elle va se connecter à ce qui fait sa singularité et acquérir progressivement la capacité à l’accepter.

L’inviter à se projeter dans un futur où elle vit en conformité

avec ses aspirations profondes

Dans un seconds temps, elle sera peut être en capacité à apporter dans sa vie quotidienne les changements nécessaires, à se projeter aussi dans le futur et, s’il y a lieu, à dessiner un projet de vie / projet professionnel plus en consonance avec ses vrais désirs (par l’hypnose encore).

 

La peur de perdre un bénéfice symbolique

Alain, partagé entre sa femme et sa maitresse                                                                                             Alain est torturé lui aussi par un dilemme qui rend le changement difficile. Il est marié avec Julie depuis 20 ans, heureux dans son couple. A l’âge de 45 ans, il constate avec dépit qu’il n’avale plus ses 10 kilomètres de course à pieds dominicale avec aisance. C’est dans ce contexte  qu’il croise un amour de jeunesse et depuis entretient des relations ponctuelles avec cette femme. La situation le fait souffrir, fait aussi souffrir sa femme à laquelle il a avoué sa liaison. Mais il ne parvient pas à prendre une décision : quitter sa femme ou mettre fin à sa relation ? On pourrait comprendre que la difficulté du renoncement à cette liaison s’explique notamment par le plaisir – sexuel et affectif – qu’elle lui procure. Mais le travail thérapeutique réalisé avec Alain révèle qu’il n’est pas amoureux de cette femme, qu’il n’était pas insatisfait sur un plan sexuel avant sa rencontre et qu’enfin, il est toujours amoureux de Julie qui compte énormément pour lui.

Alors pourquoi reste t-il dans cette situation ?                                                                                           Parce qu’elle lui procure un bénéfice symbolique important : alors que les effets de l’âge commencent à se faire sentir, monte une angoisse de mort encore inconsciente. Cette relation extra-conjugale représente sa jeunesse perdue, sa vitalité d’autrefois et surtout l’ensemble des possibles qui s’offraient à lui à l’époque de ses 20 ans. Y renoncer, ce serait prendre conscience de tout ce qui n’est désormais plus possible. Et se défaire du rempart qu’il a édifié pour tenter de contenir cette angoisse de mort qui commence à poindre.

Action thérapeutique envisageable pour favoriser le changement

Sur la thématique de la mort et de la vieillesse

Pour aider Alain, tourmenté par la décision à prendre, le thérapeute pourra interroger ses significations inconscientes. Inviter Alain à prendre conscience que le maintien de sa liaison est un projet d’immortalité symbolique et que sa difficulté à faire un choix procède notamment de sa peur de perdre cette illusion de jeunesse éternelle.

Puis travailler sur la mort pour l’amener à prendre conscience des bénéfices d’une vie vécue dans la perspective de la mort : distinguer l’essentiel de l’accessoire, mieux jouir de la vie. Comme l’avance nombre de grands penseurs et philosophes (Platon, Montaigne, les Epicuriens, le bouddhisme…), pour préparer un homme à bien vivre, il faut le préparer à mourir.

Les avantages de l’âge pourront aussi être mis en exergue pour favoriser l’acceptation de la jeunesse révolue : une plus grande capacité à jouir de la vie, à contempler, à transmettre aussi. Bref, un nouveau projet qu’il lui appartient de construire.

Sur la thématique du choix

Le travail portera sur la question du choix et notamment le fait que ce dernier suppose un renoncement. Le patient pourra être amené à prendre en considération les avantages de l’action par rapport à l’inaction dans laquelle il s’est enlisé. Par exemple, le fait que l’inaction maintient le trio dans la souffrance, sans espoir d’amélioration. L’action produit dans tous les cas un apprentissage. Je progresse parce que l’action que j’ai posée à produit un résultat. Favorable ou défavorable, je peux alors passer à l’étape suivante, tester une autre option ou me maintenir dans la situation acquise. Faire le choix du status quo est aussi, bien entendu, une option pour Alain, s’il est fait en conscience.

Des pratiques issues de l’hypnose ou de la programmation neuro-linguistique pourront être mises à contribution pour faciliter la décision, notamment en faisant appel à des « guides » du passé, du présent ou du futur (parent, ami, guide spirituel réel ou fictif…) qui vont apporter leurs qualités ou leurs conseils à la personne.

 

L’insécurité engendrée par un traumatisme

Parfois aussi, la difficulté à changer résulte d’une faille profonde qu’un traumatisme a creusé dans la sécurité interne.

Le sujet s’engage dans une thérapie mais va très vite trouver mille raisons pour abandonner : « le thérapeute ne comprend rien, il n’est pas compétent, pas sympathique, dit des choses étranges. Cette forme de thérapie convient sans doute aux autres, mais sur moi, ça ne fonctionne pas… ». Alors il change de thérapeute. Puis de thérapie. On observe qu’il s’évertue à ne produire aucun effort suivi, de sorte qu’il ne devrait s’attendre à aucun résultat substantiel ! Comme s’il programmait son échec. Cet auto-sabotage est inconscient. A un niveau conscient, le sujet veut échapper à sa souffrance.

Isabelle, anorexique depuis ses 14 ans                                                                                              Comment Isabelle ne voudrait-elle pas consciemment se libérer de sa maladie, elle qui souffre d’anorexie et dont l’âge biologique doit avoisiner 75 ans quand son état civil lui en donne 60 ? Depuis plus de quatre décennies elle soumet son corps à un traitement qui en aurait tué plus d’un depuis bien longtemps : hyperphagie d’aliments gras, excès de café et de soda excitant et saturé de sucre, vomissements quotidiens, cigarettes enchainées du lever au coucher… Son métabolisme est totalement perturbé, son corps décharné. Elle a été victime d’un accident vasculaire cérébral qui affecte lourdement son élocution. Et la liste des troubles s’allonge de mois en mois.

Là encore, le trouble du comportement alimentaire ne doit pas être la cible prioritaire de la thérapie, il n’est que l’expression du problème.

L’histoire d’Isabelle recèle un événement important : alors qu’elle est allaitée au sein, sa mère est affectée par le décès soudain de l’ainée de la famille alors âgée d’un peu plus d’un an. En proie à une grande douleur doublée d’une forte culpabilité (l’enfant est mort dans son sommeil, l’avait-on correctement positionné dans son lit, l’avait-on suffisamment surveillé ?), la maman n’a soudainement plus de lait et entre dans un état dépressif (suis-je digne d’avoir un autre enfant, ne va t-il pas lui aussi mourrir par ma faute ?). Isabelle est soudainement privée de la douce sensation du téton dans la bouche, de la mollesse du sein, de la chaleur des mains, des caresses sur la peau, de la sensation de l’estomac qui se remplit, de l’odeur de sa mère, de la tendresse de son regard, du bercement de sa voix. 

Symboliquement – et sensoriellement – c’est un abandon qu’elle expérimente. Or l’ensemble de notre psychisme est étayé sur nos sensations : avant d’avoir un psychisme, le petit homme appréhende le monde uniquement par ses sensations. Une privation sensorielle soudaine c’est comme une couche de papier peint qui se froisse. Les couches suivantes – le psychisme qui s’élabore – risquent fort d’épouser le relief de cette couche première qui comporte des failles. Cette séparation est d’autant plus mal vécue qu’à cet âge, l’enfant ne différencie pas l’autre de lui-même. Il est encore dans la phase de développement dite « symbiotique ». Il est probable que cet accident dans sa jeune histoire individuelle va perturber plus tard le  « processus de séparation-individuation» qui commence vers l’âge de 6 mois. En somme, l’enfant qui ne s’est jamais psychiquement séparé de sa mère sera incomplet, dépourvu d’une partie de lui-même et vivra du coup dans l’anxiété perma nente.

Où réside ici le bénéfice de l’anorexie ?                                                                                                        D’une part, les crises de boulimie d’Isabelle constituent probablement une tentative d’échapper à l’angoisse qu’elle ressent depuis son «abandon » alors qu’elle était un nourrisson. Quoi de mieux que de se remplir pour essayer de retrouver ces moments qu’elle a connu lorsqu’elle était nourrit sous le regard attendrit de sa maman, s’abandonnant, une fois repue, dans le confort et la sécurité ?

D’autre part, elle vit dans une relation ambivalente avec sa mère : elle recherche en permanence l’amour maternel qui symboliquement lui a fait défaut, elle aspire à cette symbiose qui a brutalement pris fin, et dans le même temps, déteste inconsciemment sa maman, coupable à ses yeux de l’avoir abandonnée. Tant que son anorexie perdure, elle a la garantie que sa mère fera preuve d’une grande sollicitude à son égard et ne l’abandonnera pas. Sous l’effet de son amour et de sa culpabilité, sa mère répondra effectivement à ces attentes. Peut-être même jusqu’à son dernier souffle.

Autrement dit, Isabelle regarde sa guérison potentielle comme un risque : « si je ne suis plus malade, maman va t-elle continuer à s’occuper de moi ? ». L’idée de guérir lui fait craindre de connaître symboliquement un nouvel abandon.

Bien sûr, il n’y a jamais, derrière un comportement néfaste, une explication valable pour tous. C’est une impénétrable constellation de causes qui est à l’oeuvre – causes génétiques, biologiques, liées à l’environnement naturel, familial, social, à l’alimentation, à l’effet des polluants, aux événements qui ont jalonnés l’histoire du sujet et à sa représentation de ces événements. J’oubliais : toutes ces causes étaient en interaction les unes avec les autres. Prétendre identifier « La » cause est un leurre. J’oubliais encore : toutes ces causes appartiennent au passé, elles ne sont plus et la personne a profondément changée.  Prétendre déchiffrer le mécanisme qui a mené de cette constellation de causes au présent du sujet équivaut à… vouloir pénétrer le mystère de la Vie. Mais fort heureusement, une telle compréhension n’est pas indispensable à la mise en oeuvre d’une stratégie thérapeutique efficace.

Action thérapeutique envisageable pour favoriser le changement

Agir sur le traumatisme

Par des techniques de libération émotionnelle ou l’hypnose, on peut procéder à une reconsolidation de la mémoire émotionnelle problématique. On vise l’apprentissage le plus ancien, celui qui est à l’origine de la forme générale qu’ont prises les couches cumulées d’apprentissages. Le principe consiste à solliciter à nouveau l’amygdale (structure située dans le cerveau limbique) responsable des réactions d’anxiété en activant mentalement le souvenir douloureux. Dans le même temps, en stimulant le système nerveux parasympathique, on adresse un signal contradictoire. En hypnose, on procèdera par exemple par la technique de la « désactivation d’ancre » et en psychothérapie énergétique, en stimulant des points de terminaison de certains méridiens pour adresser un signal (piézo-électrique) qui va agir sur le système limbique. L’hippocampe (très impliqué dans la mémoire émotionnelle) retient alors que cet événement peut être associé à du calme. Les réseaux neuronaux sont progressivement modifiés. Le souvenir de l’événement traumatique demeure, mais l’émotion négative qui lui était associé se dissipe.

Renforcer la sécurité interne

Stimuler à répétition les réseaux neuronaux correspondant à un état de calme, de détente corporelle et de sécurité. Apprendre au patient à générer cet état à la demande.

Agir sur le trouble du comportement

L’action directe sur le comportement néfaste (ici hyperphagie et vomissements) n’est jamais suffisante. Elle vient en complément d’un travail de fond sur le terrain qui a donné naissance au trouble. Même si je ne parviens pas à le déceler, mon comportement n’apparaît pas au hasard. Il est le plus souvent associé à un état interne spécifique. Lorsqu’il apparait, la recherche de « la maitrise de soi » est peu utile car il a un caractère d’automatisme neuro-biologique. Cet automatisme peut être puissant car il a tracé son sillon profondément avec la répétition, parfois sur des décennies. On pourra modifier progressivement ce comportement par un nouvel apprentissage qui sera d’autant plus fort qu’il va reposer lui aussi sur la répétition. Le patient va apprendre en cabinet, dans l’état hypnotique, à générer à la demande un état interne, par exemple, de calme et de détente et ce, en produisant un geste.

Dans son quotidien, il va produire ce geste dans les situations critiques, c’est-à-dire lorsqu’il s’apprête à s’adonner à son comportement problématique. Ce geste va alors installer le calme et la détente en lieu et place de l’anxiété qui présidait à l’apparition du comportement néfaste. Il y a alors reconsolidation de la mémoire émotionnelle. Avec la répétition, le lien entre la situation qui était anxiogène et le comportement néfaste s’éteint progressivement.

 

La peur de s’arracher à une relation fusionnelle

Individuation / fusion : dans son rapport aux autres, l’être humain se situe quelque part entre ces deux pôles. S’il y en a une, la position idéale sur cet axe

n’est probablement pas aux extrêmes. On utilise souvent le terme « fusionnelle » pour caractériser une relation de très grande proximité affective entre des conjoints, par exemple, ou entre un enfant et l’un de ses parents. 

Lorsqu’il y a effectivement quelque chose qui ressemble à une symbiose, les ennuis ne sont jamais bien loins. Vivre dans la fusion c’est vivre dans l’illusion que nous ne faisons qu’un, là où en réalité, nous sommes foncièrement différents jusqu’à un niveau cellulaire. Pour tenter de faire vivre cette illusion « d’unité », je vais devoir abandonner à l’autre ce qui fais ma singularité. Je vais progressivement anesthésier tous ceux de mes désirs qui ne sont pas conformes aux désirs de l’autre. Dans un couple, cette relation risque fort d’aboutir à l’apathie, la banalité, l’appauvrissement, la fadeur et la schlérose.

Lorsque cette relation symbiotique concerne une personnalité masochiste et un parent, ce dernier adresse à l’enfant un message du type : « Ne cherche pas à être toi-même, tu n’en a pas la capacité. Tu as besoin de ma présence pour exister ». (*) Au cours de leur développement, ces individus vivent toute expression libre d’un choix comme interdite, équivalant à une transgression du mandat parental.  A l’âge adulte, les décisions importantes suscitent un sentiment d’insatisfaction, d’ennui, de mal-être diffus provenant à la fois de la peur de la séparation et de la culpabilité soulevée par la transgression envers le parent.

Action thérapeutique envisageable pour favoriser le changement

Renforcer la sécurité interne

Stimuler à répétition les réseaux neuronaux correspondant à un état de calme, de détente corporelle et de sécurité. Apprendre au patient à générer cet état à la demande.

Briser l’influence négative du parent

Rupture du lien en hypnose.

Se connecter à son identité authentique

 

L’insécurité émanant de l’éducation précoce

Changer, c’est accepter l’incertitude, la découverte. Et nous n’avons pas tous appris à tolérer l’incertitude. Les parents d’une nature anxieuse, ou ayant connu un drame familial (un enfant mort très jeune, par ex.) peuvent devenir surprotecteur. Ils peuvent alors chercher à tenir leur enfant à distance de tout risque potentiel : au moment où il apprend à marcher, pourquoi le laisser explorer seul son environnement puisqu’il risque de tomber ? Au lieu d’éduquer leur enfant à faire face à l’imprévu inhérent à la vie et à s’y adapter, ils vont alors le conditionner à éviter toute situation où l’incertitude à sa place. 

A l’âge adulte, lorsque cet enfant partira en vacances, il préfèrera sans doute planifier son séjour dans ses moindre détails (horaires, trajets, sites à visiter…). Inconvénient : il délimite ainsi le champ de sa découverte, autrement dit risque fort de ne découvrir que ce qu’il avait prévu de découvrir. Il sera aussi vite décontenancé par un imprévu. Or dans quel voyage (dans quelle vie) n’y a t’il pas d’imprévu ? Cette recherche de sécurité peut gravement entraver ses possibilités d’épanouissement comme l’exprime Deepak Chopra :« La recherche de la sécurité est une illusion. Les anciennes sagesses expliquent que la solution à cette quête sans issue réside dans la sagesse de l’incertain. Cela signifie que la recherche du sûr, du certain, vient de l’attachement au connu. Et qu’est-ce que le connu ? C’est notre passé. Le connu n’est rien d’autre que la prison créée par le conditionnement du passé. Le connu n’est rien d’autre que la prison. Il ne génère aucune possibilité d’évolution, absolument aucune. Et quand il n’y a pas d’évolution, il ne reste que stagnation, entropie, désordre et décadence. »

Un droit au bonheur délimité par l’entourage familial

Un goût pour le malheur est souvent avancé comme explication du refus de changer. En fait, c’est plutôt le contexte familial ou social qui interdit le bonheur. Cet homme ne peut être heureux parce que son frère ne l’est pas. Il est déjà trop loin de lui dans la réussite amoureuse et professionnelle, il faut qu’il s’arrête. 

Voici ce qu’en dit François Roustang : « Le malheur, la façon de souffrir, le mal-être révèlent toujours un système social et une insertion desquels le patient ou la patiente n’a pas la force de se détacher. Les limites du bonheur ont été tracées par l’entourage. Les franchir fait courir le risque du rejet dans des abîmes de solitude. Parler de conflits psychiques est une erreur, il n’y a de conflits que relationnels. […] cela signifie que la manière de souffrir et d’être malheureux est un produit de relations, pas seulement avec papa ou maman, mais avec tout un milieu dans la suite des générations. Changer l’existence de quelqu’un, c’est sans doute à la fin changer sa vie intérieur mais par le biais du changement de sa place relative ». (*)

Pascal, fils d’un pervers narcissique

L’entourage familial produit aussi parfois de puissants conditionnements affectifs qui nous entrave dans notre désir de changer. Ainsi, par exemple, la façon de se réjouir dépend-elle aussi en bonne partie du comportement des figures d’attachement de notre enfance. Pascal semble s’interdire de jouir de tous les petits plaisirs qui passent à sa portée. Il n’est pas joyeux lorsqu’on lui fait un cadeau, ne s’émeut guère lorsqu’une femme lui déclare son amour, ne s’enthousiasme pas à l’idée de partir à l’autre bout du monde. Et pourtant, une partie de lui adore tout cela. Mais de là à se laisser aller à une émotion plaisante et à en jouir, il y a un grand pas !

Son père est un pervers narcissique. Tout au long de l’année, à chaque événement qui se profile, il travaille à convaincre son entourage qu’il convient de se réjouir. Par exemple, au moment des fêtes de Noël, il dépense beaucoup d’argent dans la préparation du repas, les décorations, achète de somptueux cadeaux pour démontrer sa magnanimité et invite tout son entourage à s’investir dans les préparatifs, à ses côtés – et sous ses ordres. La soirée débute dans la convivialité mais se termine invariablement dans les pleurs qui accompagne la froideur implacable de ses monologues sadiques. Il finit par humilier ses proches, leurs explique à quel point ils sont « minables », traite ses filles de « putes » et expliquent à tous qu’ils resteront toujours incapables de survivre sans lui. C’est le but : les conditionner pour qu’ils vivent dans la dépendance et la soumission à son autorité.

Aujourd’hui Pascal veut changer. Mais il y a toujours cette petite voix au fond de lui qui susurre : « Ne te réjouis de rien. C’est le plus sûr moyen de ne pas souffrir de cette déception qui vient généralement derrière la réjouissance. » Et cet automatisme neuro-biologique, cette programmation paternelle qui à l’approche d’une expérience plaisante déclenche l’anxiété plutôt que la joie.

Un droit à la décision délimité par l’entourage familial

Pascal a t-il même le droit de décider de changer ? Selon Otto Rank, la volonté se manifeste tout d’abord par de la contre-volonté. Les désirs de l’enfant rencontrent l’opposition de ses parents. La volonté de l’enfant se manifeste comme opposition à cette opposition. Si ses parents tentent systématiquement d’étouffer son expression impulsive, il est alors accablé par la culpabilité et va envisager toutes les décisions comme mauvaises et interdites. Devenu adulte, Pascal a bien du mal à prendre la décision de changer car il ne se sent pas le droit de décider.

Cet entourage familial peut également avoir produit des croyances qui vont faire obstacle à la possibilité d’un changement : « Il ne dépend pas de moi de changer », « Je n’ai pas le pouvoir de changer », « le changement recèle d’immenses dangers », « Je peux changer sans renoncer à rien »…

L’incapacité à se projeter dans le futur résultant du manque d’accès à ses sensations et émotions

La capacité à changer peut aussi être affectée par une relation au corps qui pose problème. Lorsqu’il y a « dissociation », c’est-à-dire un clivage entre la cognition et la sensation (l’esprit et le corps), je ne ressens pas dans mon corps mes désirs. En effet, mes vrais désirs naissent dans mon corps, ils ne résultent pas d’un processus cognitif ! Si ces objets que j’appelle « désirs » naissent d’une analyse rationnelle, d’une évaluation avantages/inconvénients, d’une prise en compte des exigences de la société, de l’opinion de mes parents… Ils ne méritent pas le qualificatif de « désirs ».

Mes vrais désirs s’appuient sur mes sensations, sur cette boussole interne qui est l’expression de mon essence originelle et qui me fait dire lorsque je vais dans une première direction : « Je le sens bien, ça me fait du bien, je ressens du plaisir, de l’épanouissement. » Et dans telle autre direction : « Non, je ne le sens pas, ce n’est pas pour moi. » Mais que se passe t’il si je suis dissocié, que mon corps ne fonctionne pas de concert avec la conscience ?. Et bien je ne ressens pas mes désirs, je suis alors dans la confusion et l’anxiété, je ne sais plus sur quel chemin m’engager. Résultat : je n’ai pas de projet, pas de motivation et je procrastine constamment.

Ce phénomène de dissociation est un mécanisme de protection : je me suis mis à distance de mon corps car il a fait mal (agression, accident…) ou parce que j’ai eu peur qu’il fasse mal (par ex., agression verbale d’un proche qui menace de me tuer si je ne respecte pas sa volonté). Il accompagne une large partie de la psychopathologie.

Action thérapeutique envisageable pour favoriser le changement

La thérapie visera à remettre le sujet en capacité à ressentir ses désirs propres notamment en renforçant ses impressions sensorielles et plus largement l’unité entre le corps et l’esprit.

On procèdera par exemple à des mobilisations corporelles dans un état de réceptivité augmentée par un ralentissement de la fréquence des ondes cérébrales tel qu’on le fait en sophrologie.

La peur d’affronter la culpabilité existentielle

Bon nombre de thérapeutes humanistes ou existentiels considèrent que chaque être humain dispose d’un ensemble inné de capacités et de potentialités dont il a, par ailleurs, connaissance. Lorsqu’une personne nie ses potentialités, ne les réalise pas, elle expérimente alors la « culpabilité existentielle ». Si j’ai vécu longtemps avec un trouble et que je m’en débarrasse soudainement, cela pourrait signifier implicitement que j’aurais pu m’en libérer beaucoup plus tôt. Je pourrait alors ressentir cette culpabilité existentielle, me sentir coupable d’avoir gâché une partie de ma vie, de ne pas avoir vécu pleinement pendant ces années où j’étais affecté par mon trouble. La peur d’affronter cette culpabilité existentielle pourrait donc m’inciter à conserver mon trouble.

Philippe Coat, hypnothérapeute, sophrologue spécialisé, praticien en psychothérapie émotionnelle et cognitive.

© Reproduction interdite sans l’accord exprès de l’auteur.


  • Irvin Yalom, psychothérapeute américain, professeur de psychiatrie à Stanford, écrivain. In Thérapie existentielle.
  • François Roustang, philosophe, théologien, psychanalyste et hypnothérapeute. In La fin de la plainte.
  • Mode habituel de traitement médical qui combat la maladie en utilisant des médicaments qui ont un effet opposé aux phénomènes pathologiques.
  • Ernest Menaker (p. 613)
  • Deepak Chopra, penseur, conférencier et écrivain d’origine indienne et de nationalité américaine, intervient sur les thèmes de la spiritualité et de la médecine alternative. In Les sept lois spirituelles du succès.

FIBROMYALGIE, DOULEURS CHRONIQUES : TRAITER LES CHOCS EMOTIONNELS POUR AGIR A LA SOURCE

Portrait Philippe

Les traitements de la fibromyalgie ciblent le plus souvent les symptômes (atténuer les douleurs physiques, l’anxiété, la dépression…). Pour traiter ce syndrome à la source avec, dans ce cas, une bonne probabilité d’en libérer le patient, il conviendrait d’agir sur les chocs émotionnels qui ont souvent précédé l’apparition des symptômes ainsi que le mécanisme « d’inversion psychologique » qui fait obstacle à l’évolution vers la guérison. Pour ce faire, les techniques issues de la psychothérapie émotionnelle et cognitive ainsi que l’hypnose ont amplement fait leur preuve. 

Philippe Coat est hypnothérapeute, Sophrologue spécialisé et praticien en psychothérapie émotionnelle et cognitive à Colmar, Cabinet Coat.

Le fibromyalgique a souvent connu un traumatisme 

Fibromyalgie imageDifférents traitements sont prescrits pour soigner la fibromyalgie : des antalgiques, des antidépresseurs ou encore des anti-inflammatoires. A ce traitement médicamenteux s’ajoute parfois une rééducation physique et un accompagnement psychologique. Mais même dans ce cas, l’intervention psychothérapeutique n’est envisagée que comme un complément au traitement médicamenteux en vue de réduire l’anxiété, la dépression ou les douleurs, il n’est jamais envisagé en première intention.

Pourtant, nombreuses sont les données qui montrent que les symptômes de fibromyalgie s’accompagne souvent d’un trouble post-traumatique (1).

Pourquoi dans ce cas, ne pas mener dans la population des fibromyalgiques qui consultent un dépistage systématique des éventuels chocs émotionnels et les traiter par des thérapies qui ont pleinement fait leurs preuves dans ce domaine tels que l’Hypnose, l’EMDR ou les techniques de libération émotionnelle ?

Ces dernières ont fait l’objet d’évaluation scientifiques sérieuses. Il existe aujourd’hui plus de 100 études qui attestent de leur efficacité et plus d’une 40 aine portant spécifiquement sur le traitement du trouble post-traumatique (vétérans américains, victimes du tremblement de terre à Haïti…) (2).

La fibromyalgie

zones-douloureuses-fibromyalgie

La fibromyalgie est une maladie chronique, caractérisée par :

  • des douleurs musculaires ou articulaires permanentes,
  • de la fatigue chronique, en particulier le matin,
  • des troubles du sommeil parfois liés à un syndrome des jambes sans repos,
  • des symptômes dépressifs ou des troubles anxieux,
  • une incapacité à effectuer une tâche ou un exercice physique du fait de la douleur musculaire.
La fibromyalgie touche essentiellement les femmes (80 % des cas) entre 30 et 50 ans. On estime qu’environ 2 % de la population européenne serait touchée par cette maladie, mais ce chiffre reposerait sur des estimations peu précises.

Fibromyalgie et trouble post-traumatique

Comme le souligne l’étude de Keel P., dans de nombreux cas, chez les sujets atteints de fibromyalgie, on découvre des expériences traumatiques répétitives qui ont été vécues aussi bien pendant l’enfance que durant la période adulte (4).

D’autres études ont montré la comorbidité qui existe entre la fibromyalgie et les états de stress post-traumatiques (ESPT) (5,6). L’équipe menée par Raphael a mis en évidence dans une population américaine qui ont vécu durant le 11 septembre 2001, l’attaque du World Trade Center, qu’il existe une comorbidité entre la fibromyalgie et les états de stress post-traumatiques (PTSD).

Enfin, l’étude menée sous la direction de Cohen H. met en évidence que la prévalence du trouble post-traumatique est significativement plus élevée chez les patients souffrant de fibromyalgie que dans la population générale (7).

Le syndrome de stress post-traumatique

Le trouble le plus typique et le plus fréquent dans les suites d’un événement traumatique est le syndrome de stress post traumatique (SSPT). Le sujet a éprouvé une peur intense, un sentiment d’impuissance ou d’horreur au moment de l’événement : deuil, maladie grave, perte d’un emploi, accident, blessure, séparation brutale, agression, viol, disparition, guerre, catastrophe naturelle… 

Après une période de latence qui peut être de quelques jours, quelques mois, voire quelques années, le sujet présente de manière durable trois types de symptômes : 1) un syndrome de reviviscence durant lequel l’évènement traumatique est constamment revécu sous la forme de souvenirs, de cauchemars, d’illusions, d’hallucinations ou de Syndrome stress post traumaflash-backs ; 2) un syndrome d’évitement qui conduit le sujet à fuir toutes les situations, les pensées, les représentations, les émotions et les souvenirs qui lui rappellent l’événement traumatique ; et enfin, 3) un syndrome d’hyper activation sympathique se traduisant par des symptômes neurovégétatifs : troubles du sommeil, irritabilité, difficultés de concentration, hyper vigilance, réactions de sursauts exagérés.

Il s’agit d’un trouble le plus souvent chronique. Son retentissement se fait sentir en termes de qualité de vie, de consommation de soins, de handicap fonctionnel et de complications à la fois psychiatriques, dépressives et addictives surtout.

Il est à noter, par ailleurs, que l’on repère une comorbidité (présence d’un ou de plusieurs troubles associés à un trouble ou une maladie primaire) entre le SSPT et différents troubles, comme les états dépressifs (risque multiplié par six), l’agoraphobie (risque multiplié par quatre), et enfin l’alcoolisme (risque multiplié par trois). L’étude épidémiologique de Davidson et al. réalisée sur une population générale aux Etats-Unis a retrouvé un risque multiplié par 90 de présenter un trouble de « somatisation » (symptômes qui se manifestent dans le corps) chez les sujets répondant aux critères d’ESPT (3).

Le traitement du traumatisme

Comment produire un changement profond et durable chez un patient fibromyalgique qui a connu un important choc émotionnel ? Les conditions du succès ont été étudiées dans le détail par Bruce Ecker et son équipe (8). Intrigués par le petits nombre de patients en psychothérapie capables de vivre des changements durables, ils décidèrent de les étudier et de repérer les points communs aux thérapies dont ils avaient bénéficié. Ils appellent ces conditions « la séquence de transformation » : émotion vive, juxtaposition d’expériences contradictoires, répétition.

Bruce Ecker

Bruce Ecker, directeur de l’institut “Coherence Psychology Institute”

Selon l’étude conduite par Bruce Ecker, pour produire un changement profond et durable dans le cadre d’une thérapie et notamment, agir efficacement sur les conséquences d’un traumatisme, les conditions à réunir sont les suivantes :

1. Emotion vive

La personne doit accéder au souvenir émotionnel ou à l’apprentissage émotionnel de façon vive et marquée.

2. Juxtaposition d’expériences contradictoires

Une « expérience de juxtaposition »  contredisant les modèles ou conclusions implicites dérivés de l’expérience originelle doit être activée simultanément. Cela est crucial car l’expérience originelle se voit ainsi infirmer.

3. Répétition

L’expérience de juxtaposition doit être répétée à plusieurs reprises pour que la reconsolidation ou l’extinction se produise. Selon Eric Kandel, prix Nobel de médecine en 2000 (8bis), cette répétition est indispensable pour que les nouvelles connexions synaptiques issues de l’expérience qu’a vécu le sujet se maintiennent dans le temps.

Nous y ajoutons les conditions du succès d’après Stephen Gilligan (9), Joe Dispenza (10) et Dawson Church (11), des praticiens de renom qui ont une très longue expérience clinique et une approche holistique.

4. Intention positive

Le sujet doit se pénétrer de son objectif, de l’état vers lequel il souhaite se diriger (9,10).

5. Connexion à une émotion supérieure

Le patient connait une « émotion du coeur » qui lui permet de changer son énergie et de véhiculer son intention positive : amour, gratitude…(10, 11).

6. Stimulation physique

La reconsolidation de la mémoire émotionnelle (le changement de la mémoire émotionnelle et la sensation de libération qui s’ensuit) est facilitée par une stimulation physique (11).

Traitement par les Techniques de libération émotionnelle

On comprend mieux dès lors le pourquoi de l’efficacité étonnante des Techniques de libération émotionnelle (2). En effet, on retrouve cette « séquence de transformation » au coeur du protocole utilisé dans ces techniques. On va activer mentalement le souvenir douloureux en replongeant le patient dans les images, sensations, émotions liés à l’événement. Une fois le patient « activé », on stimule une série de points de terminaison de certains méridiens créant ainsi une charge piézoélectrique qui circule à travers le tissu conjonctif le long de la voie de la moindre résistance électrique.

Dia reconso

La reconsolidation de la mémoire émotionnelle

Quand le souvenir traumatique est rappelé, avec la conscience de l’endroit du corps qui garde la mémoire primaire du traumatisme, la stimulation présente à l’organisme un message de sécurité qui n’est pas en harmonie avec le souvenir déclenchant le trouble émotionnel.

Ainsi, alors que votre esprit envoie un message de danger, votre corps reçoit un message contradictoire de sécurité. Cela découple le souvenir et la réaction de combat/fuite (stress). Les gènes précoces immédiats qui régule le stress s’expriment et le corps redevient calme. L’intensité de la sensation physique localisée sur le corps baisse, déchargeant l’intensité émotionnelle liée au traumatisme.

Traitement par l’hypnose thérapeutique

Le traumatisme peut également être efficacement traité par l’hypnose. Les protocoles les plus adaptés sont sans doute « la double dissociation » et la « désactivation d’ancre ».

Le principe de la désactivation d’ancre est le suivant : l’hypnothérapeute emmène le patient dans un souvenir très agréable marqué, par exemple, par le calme, la détente, la sécurité. Il va ancrer cet état interne, c’est-à-dire qu’il va créer une association dans l’esprit du patient entre cet état interne et un stimulus et ce, par une pression sur l’épaule, un son, une odeur… L’état hypnotique étant un puissant état d’apprentissage, ce lien sera le plus souvent établit immédiatement.

Puis il va plonger le patient dans le souvenir douloureux, celui de l’événement, de la situation traumatique et à nouveau, créer un ancrage par un autre stimulus.

Troisième étape : les deux ancres sont activées simultanément rappelant en même temps les deux états. L’ancre négative est relâchée avant l’ancre positive qui est maintenue quelques instants. On retrouve ici ce qui, selon Bruce Ecker est l’une des conditions nécessaires à un changement profond et durable : une émotion vive et la juxtaposition d’expériences contradictoires qui vont produire une reconsolidation de la mémoire émotionnelle, autrement dit, une libération.

La technique de la « dissociation » (simple ou double) permet, quant à elle, d’ajouter encore davantage de sécurité à la démarche : le patient est dissocié de la situation, il la regarde à distance, un peu à la façon d’un spectateur devant un écran de cinéma. Tous les outils existent donc pour briser cette association entre le souvenir de l’événement et la charge émotionnelle qui l’accompagnait automatiquement. Pour traiter des chocs émotionnels, il convient bien entendu, de faire appel à des hypnothérapeutes bien formés et expérimentés, connaissant toutes les précautions d’usage.

Fibromyalgie et inversion psychologique

Autre mécanisme fréquemment observé dans la fibromyalgie: l’inversion psychologique. Il s’agit d’une forte résistance inconsciente au changement qui provient de la peur de perdre le bénéfice tangible ou symbolique qu’apporte le trouble, le symptôme, la maladie (voir encadrés ci-après).

Très peu diagnostiqué et traité, ce mécanisme, s’il n’est pas pris en compte, va constituer une puissante entrave à toute évolution vers la guérison.

L-EFT-pour-liberer-vos-emotions_imagePanoramique647_286

Dans l’inversion psychologique, une partie consciente de moi souhaite changer, se débarrasser de mon trouble tandis qu’une partie inconsciente craint ce changement.  Les raisons de cette peur sont très diverses : ce changement peut représenter une menace pour mon identité ? L’équilibre du système familial est peut être menacé ? Ou alors je crois ne pas avoir le droit au bonheur ? Peut-être ai-je peur de perdre la sollicitude dont mon conjoint fait preuve à mon égard depuis que je suis souffrant(e)…?

Les praticiens en Techniques de libération émotionnelle le constatent tous les jours : pendant le traitement d’un trouble, la diminution d’une émotion problématique (évaluée sur une échelle subjective de détresse) connait parfois un coup d’arrêt. Le traitement ne progresse plus. C’est souvent le signe qu’une inversion psychologique bloque le processus de libération émotionnelle. Une fois traité cet « auto-sabotage inconscient », la libération se poursuit et parvient à sa résolution totale.

Traitement de l’inversion psychologique par les Techniques de libération émotionnelle

Sans entrer dans des détails qui seraient hors de propos dans cet article, la procédure est schématiquement la suivante : le thérapeute évoque à voix haute toutes les peurs que pourrait susciter chez le patient la perspective du changement ou de la guérison. La – ou les – propositions qui font mouche suscitent un stress. Dans le même temps, on stimule un ou plusieurs points de terminaison de méridiens, déclenchant ainsi un signal contradictoire qui apaise le système nerveux. Sous l’effet de la juxtaposition de ces expériences contradictoires, l’émotion qui était anxiogène revient à la neutralité et le patient parvient alors à envisager le changement sous son jour favorable. La résolution du trouble peut maintenant se poursuivre.

Inversion psychologique avec bénéfice tangible

Le cas de Marie, atteinte d’une hyper-inflammation du nerf sciatique

Les traitements que suit marie ne semblent pas beaucoup atténuer sa douleur et encore moins venir à bout de son problème. En arrêt maladie depuis 2 mois, elle est employée depuis 15 ans dans l’industrie où elle est formatrice. Elle connaît son métier sur le bout des doigts. Enjouée, dynamique, dotée d’une autorité naturelle ,elle est appréciée dans ce milieu masculin où elle a su se faire une place. Avant l’apparition de sa maladie, elle se déplaçait beaucoup en voiture d’un site à un autre. Elle marche maintenant avec peine.

La thérapie se désintéresse volontairement de son symptôme pour cerner ce qui se joue en elle. Son affection du nerf sciatique n’est pas le problème à traiter, il n’en est que l’ombre, la manifestation. Sa maladie est la compensation symbolique inconsciente d’une émotion qui n’a pas pu s’exprimer, d’un désir profond qui n’a pas pu venir à la conscience : elle a intégré ce milieu professionnel à une époque où, dans ses choix, acquérir une sécurité matérielle importait plus que la possibilité de se réaliser dans son métier. Elle est aujourd’hui respectée pour ses compétences, dirige une équipe, gère des budgets importants et tout cela comble son ego. Mais dans le même temps, ses aspirations profondes ont évoluées, elle a changé. Elle s’est d’ailleurs récemment formée au Yoga, s‘intéresse à la spiritualité… et s’éloigne peu à peu du système de valeurs dominant dans son milieu professionnel où prime la recherche de « l’excellence », le « just in time », « le client roi », « l’agressivité commerciale »… Et même si elle ne se l’ai pas encore tout à fait avoué, ces valeurs lui semblent aujourd’hui puériles. Mais est-elle pour autant prête à renoncer aux avantages que lui procure son poste ?

Alors ce conflit interne inconscient qui ne peut pas s’exprimer par des mot va se manifester dans son corps. Ce corps exprime le désir profond qui traverse Marie : évoluer dans un environnement en consonance avec ses valeurs et qui lui permettrait de s’accomplir en tant qu’être humain.

Quel bénéfice tire t-elle de cette douleur qu’elle doit endurer ?

La maladie la maintient opportunément à distance d’un milieu qui ne la nourrit plus. Le médecin ou thérapeute qui s’avisera de faire disparaître son affection à court terme avec une approche allopathique (en se focalisant sur les symptômes) va à l’échec. Les symptômes ne céderont sans doute pas durablement tant que persistera son conflit interne.

Inversion psychologique avec bénéfice symbolique

Le cas de Alain, partagé entre sa femme et sa maitresse

Alain est torturé lui aussi par un dilemme qui rend le changement difficile. Il est marié avec Julie depuis 20 ans, heureux dans son couple. A l’âge de 45 ans, il constate avec dépit qu’il n’avale plus ses 10 kilomètres de course à pieds dominicale avec aisance. C’est dans ce contexte qu’il croise un amour de jeunesse et depuis entretient des relations ponctuelles avec cette femme. La situation le fait souffrir, fait aussi souffrir sa femme à laquelle il a avoué sa liaison. Mais il ne parvient pas à prendre une décision : quitter sa femme ou mettre fin à sa relation ? On pourrait comprendre que la difficulté du renoncement à cette liaison s’explique notamment par le plaisir – sexuel et affectif – qu’elle lui procure. Mais le travail thérapeutique réalisé avec Alain révèle qu’il n’est pas amoureux de cette femme, qu’il n’était pas insatisfait sur un plan sexuel avant sa rencontre et qu’enfin, il est toujours amoureux de Julie qui compte énormément pour lui.

Alors pourquoi reste t-il dans cette situation ?

Parce qu’elle lui procure un bénéfice symbolique important : alors que les effets de l’âge commencent à se faire sentir, monte une angoisse de mort encore inconsciente. Cette relation extra-conjugale représente sa jeunesse perdue, sa vitalité d’autrefois et surtout l’ensemble des possibles qui s’offraient à lui à l’époque de ses 20 ans. Y renoncer, ce serait prendre conscience de tout ce qui n’est désormais plus possible. « Et se défaire du rempart qu’il a édifié pour tenter de contenir cette angoisse de mort qui commence à poindre » (12).

En conclusion

Dans la prise en charge de la fibromyalgie, les traitements relevant de la psychothérapie sont aujourd’hui utilisés presque exclusivement dans le but de traiter les symptômes (douleurs, anxiété, dépression…).

Or il n’est pas imprudent de considérer que des traumatismes de l’enfance et/ou à l’âge adulte pourraient être – à l’origine – d’un bon nombre de cas de fibromyalgie.

Nous militons donc pour un dépistage et un traitement systématique de ces traumatismes chez les consultants (traumatismes dont certains peuvent être totalement refoulés, donc inaccessibles à l’état conscient et par conséquent non identifiables par le simple questionnement) et de l’inversion psychologique qui accompagne fréquemment la fibromyalgie et qui n’est quasiment jamais prise en compte.

Les techniques de libération émotionnelle (issues de la psychothérapie émotionnelle et cognitive) ainsi que l’hypnose thérapeutique ont pleinement fait leurs preuves dans ce domaine.

      Philippe Coat, hypnothérapeute, sophrologue, praticien en psychothérapie émotionnelle et cognitive.

© Reproduction interdite sans l’accord exprès de l’auteur.


  • 1. AFRASIAB Malima. Psychologue au CNRS. Le trouble post-traumatique et la fibromyalgie. Traumapsy. 2010 déc.
  • 2. Etudes et meta-analyses sur les effets de L’Emotional Freedom Techniques, notamment pour le traitement des syndromes de stress post-traumatique. Site web EFT Universe https://www.eftuniverse.com/research-studies
  • 3. DAVIDSON J, HUGHES D, BLAZER D, GEORGE L. Post-traumatic disorder in the community : an epidemiological study. Psychol Med 1991 ; 21:7133-721.
  • 4. KEEL P., Z RHEUMATOL. Psychological and psychiatric aspects of fibromyalgia syndrome (FMS). Psychiatrische Universitätspoliklinik Zweigstelle, Basel, Switzerland.1998 ;57 Suppl 2:97-100
  • 5. RAPHAEL KG JANALl MN, NAYAK S. Comorbidity of fibromyalgia and posttraumatic stress disorder symptoms in a community sample of women. Pain Med. 2004 Mar ; 5(1):33-41
  • 6. SHERMAN JJ, TURK DC, OKIFUJI A. . Prevalence and impact of posttraumatic stress disorder-like symptoms on patients with fibromyalgia syndrome. Clin J Pain 2000 Jun ; 16(2):127-34
  • 7. COHEN H, NEUMANN L, HAIMAN Y, MATAR MA, PRESS J, BUSKILA D. Disorder in fibromyalgia patients : overlapping syndromes or post-traumatic fibromyalgia syndrome ? Semin Arthritis Rheum 2002 Aug ; 32(1):38-50.
  • 8. ECKER Bruce et collègues, Unlocking the emotionnal brain («Déverrouiller le cerveau émotionnel »). Bruce Ecker, M.A., L.M.F.T. , co-fondateur de la thérapie de la cohérence, directeur de l’institut “Coherence Psychology Institute”.
  • 8 bis. KANDEL Eric Richard est un médecin psychiatre et chercheur en neurosciences d’origine autrichienne. Il est professeur de biochimie et de biophysique à l’université Columbia de New York. En 2000, il a reçu le prix Nobel de médecine.
  • 9. GILLIGAN Stephen, PhD, L’hypnose générative. InterEditions, 2015.
  • 10. DISPENZA Joe, PhD, Devenir super-conscient. Guy Trédaniel, 2018.
  • 11. CHURCH Dawson, PhD, Le génie dans vos gènes. Energy Psychology Press, 2009.
  • 12. YALOM D. Irvin, Existential psychotherapie (Thérapie existentielle). Basic Books, 1980. Irvin Yalom est professeur émérite de psychiatrie à Stanford et psychothérapeute.

 

EFT : LIBERER LES BLOCAGES EMOTIONNELS, TRAITER LE STRESS

Parmi les techniques de la psychothérapie énergétique on trouve notamment l’EFT (Emotionnal Freedom techniques), utilisé par le cabinet Coat, technique qui permet de modifier rapidement les voies neuronales sous-tendant des problèmes psychologiques.

La plupart des troubles physiques et psychologiques s’accompagne d’un stress (un état physiologique) qui suractive le système nerveux sympathique dont la fonction est de maintenir l’équilibre d’un grand nombre de paramètres physiologiques non-soumis à la volonté : digestion, vascularisation, activité cardiaque, etc.

Sous l’effet du stress, une élévation chronique du taux de cortisol contribue aux affections suivantes :

  • Tension artérielle élevée
  • Réduction de la capacité de mémoire et d’apprentissage
  • Hyperglycémie
  • Maladies cardiaques
  • Diminution de la réparation cellulaire
  • Accélération du vieillissement
  • Ralentissement de la cicatrisation
  • Réduction de la réparation osseuse
  • Diminution des cellules immunitaires en circulation
  • Diminution des anticorps immunitaire
  • Mort des cellules cérébrales
  • Réduction de la masse musculaire
  • Diminution de la réparation des cellules cutanées
  • Augmentation de dépôt de graisse autour de la taille et des hanches
  • Ostéoporose.

Ce stress mobilise une grande partie de notre énergie, entrave de nombreux processus (cicatrisation, immunité…), entraine un épuisement des ressources et un vieillissement accéléré. Ce stress est le produit de mémoires émotionnelles qui agissent à notre insu et sous-tendent l’anxiété, la phobie, le syndrome de stress post-traumatique, les troubles obsessionnels compulsifs, la dépression… L’EFT va permettre de reconsolider ces mémoires émotionnelles, de rétablir l’équilibre du système nerveux autonome et de faire disparaître ou d’atténuer les symptômes physiques ou psychiques.

Sympathique et parasympathiquel’EFT est une technique « psychocorporelle » de traitement des blocages émotionnels liés à des événements passés, présents ou futurs. « Psycho » parce qu’il s’agit de penser à notre problème, et « corporelle » car nous stimulons certains points sur notre corps avec le bout de nos doigts. Ces points spécifiques se trouvent à l’extrémité des méridiens énergétiques, ceux décrits par la médecine traditionnelle chinoise il y a plus de 5000 ans.

La stimulation de ces points méridiens envoie une information au système nerveux autonome (comprenant le sympathique, le parasympathique et l’entérique) et lui dit : « on se calme ! ». C’est un peu comme si on appuyait simultanément sur l’accélérateur du système nerveux, en pensant au problème, et sur le frein, en stimulant les points méridiens. De cette manière, en associant une réponse de calme à un signal qui jusqu’alors déclenchait une réponse de stress, nous désactivons la réponse d’alerte automatique qui était enregistrée dans notre cerveau jusqu’alors. Et donc, nous « déprogrammons » le fonctionnement inapproprié qui était le nôtre jusqu’alors. D’où la notion de libération émotionnelle.

Des automatismes qui nous emprisonnent

Les souvenirs conservés dans le cerveau sont accompagnés chacun d’une émotion. Bien que notre mémoire enfouisse les souvenirs négatifs de manière à ce que cela impacte le moins possible notre existence, ceux-ci se rappellent à nous beaucoup plus facilement que les souvenirs agréables. A chaque fois que certaines conditions sont réunies (une image, un son, la présence d’une personne, une phrase, une intonation, une lumière, un décor…), cela déclenche en nous une mémoire négative et le cerveau nous connecte aussitôt à l’émotion qui s’y rattache telle que la peur, la colère ou la souffrance.

EFT emotionnal freedom technique cabinet Coat colmar mulhouse alsace

Ces mauvais souvenirs adressent un message d’alerte à notre cerveau et, en même temps, créent des émotions négatives que nous ressentons physiquement. Parce que ces messages agissent comme des impulsions électriques, ils créent des « éclairs » qui court-circuitent notre système énergétique corporel et conduisent à des blocages ou des déséquilibres.

Ce sont ces perturbations qui sont à l’origine des problèmes émotionnels et comportements négatifs. Si nous ne  libérons pas ces blocages, ils peuvent rester verrouillés dans notre système énergétique pendant toute notre vie. Ils deviennent évidents seulement lorsque nous commençons à souffrir de symtômes tels que la peur, la colère, la faible estime de soi, la dépendance, l’anxiété ou n’importe quel comportement négatif qui nous empoissonnent l’existence.

Les troubles traités efficacement par L’EFT

Voici une liste non exhaustive de symptômes sur lesquels L’EFT permet d’agir efficacement :

  • Problèmes liés au manque de confiance en soi : difficulté de parler en public, manque d’estime de soi, jalousie excessive, problèmes relationnels,
  • Gestion du stress et de l’anxiété et de leurs conséquences : ruminations, troubles d’angoisse, burn out, dépressions,
  • Peurs inexpliquées et phobies en tout genre,
  • Syndrome de stress post-traumatique consécutif à des violences ou des agressions,
  • Viols et abus,
  • Compulsions et addictions : drogue, alcool, tabac, etc.,
  • Troubles alimentaires, blocages à l’amincissement,
  • Troubles obsessionnels compulsifs,
  • Douleurs somatiques et chroniques, par exemple algodystrophie et fibromyalgie,
  • Colopathie fonctionnelle,
  • Allergies,
  • Problèmes de fertilité,
  • Problèmes sexuels,
  • Accompagnement et soutien psychologique des personnes atteintes de cancer,
  • Insomnies,
  • Accompagnement des enfants : difficultés d’apprentissage, dyslexie, énurésie, peurs et phobies scolaires, terreurs nocturnes,
  • Développement des performances sportives – Facilitation des apprentissages.

Les mécanismes en jeu

Lors d’une séance d’EFT durant laquelle on stimule manuellement des points d’acupuncture, on observe une activation de la réponse de relaxation du corps ainsi qu’un phénomène de « contre-conditionnement » grâce à l’association de cet état avec les pensées ou les souvenirs traumatiques.

Systeme_limbique_1De plus, les études attestent d’une modification de l’équilibre neurochimique du cerveau. Le niveau d’endorphines augmente ce qui permet une diminution de la perception de la douleur (Swack, 2001 ; Ulett 1992). La production de sérotonine croît également ce qui permet une amélioration de l’humeur (Ruden, 2005 ; Swack, 2001 ; Ulett 1992). L’EFT permet aussi de réguler les niveaux de cortisol, ce qui permet de diminuer la réponse « fuir ou combattre » (Church, 2009 et Ulett, 1992). Autre effet positif : celui de l’augmentation de l’acide gamma aminobutrique (le GABA) qui permet de réduire l’anxiété et d’inhiber la peur (Ruden, 2005).

On observe également un changement au niveau de l’activité cérébrale, notamment au niveau du système limbique et tout particulièrement de l’amygdale et de l’hippocampe qui stocke la mémoire émotionnelle.

Le système nerveux autonome se rééquilibre également grâce à la désactivation de la branche sympathique et de l’activation de l’axe parasympathique qui entraîne une réponse de calme. Ceci se traduit également par une meilleure variabilité du rythme cardiaque.

  • Pour en savoir plus sur l’EFT, vous pouvez vous reporter à l’ouvrage de Helena Fone et Jean-Michel Gurret : « Découvrir l’EFT » – Collection « Pour les nuls ».
  • Pour retrouver toutes les références des études scientifiques réalisées sur la psychologie énergétique, vous pouvez consultez le site (américain) suivant :  Toutes les études sur la psychologie énergétique

Des questions ? N’hésitez pas à nous appeler au  07 81 82 54 59.

DSC_1042CABINET COAT – Thérapies brèves & Développement personnel

Hypnose, Sophrologie, Psychothérapie énergétique et cognitive, coaching génératif.

Cabinet de Colmar : 29 rue de la corneille, 68000 Colmar – Haut-Rhin

HYPNOSE VIDEO 18 : mon symptôme a-t-il une signification ?

Vignette HYPNOSE Q18 Mon symptôme a-t-il une signification? V2

Picto Lancer la vidéo

Voici le 18ème volet d’une série de 20 vidéos regroupées sous le nom « L’hypnose en 20 questions ». Il a pour titre « Mon symptôme a-t-il une signification ? ».

La vocation de cette série est de vous apporter des réponses concises aux principales questions que vous pouvez vous poser au sujet de cette forme de thérapie.

Les vidéos déjà disponibles et à venir:
1. Qu’est-ce que je vais ressentir dans l’état hypnotique ?
2. À quoi tient l’efficacité de l’hypnothérapie ?
3. Quel sera l’effet de l’état hypnotique sur mon corps ?
4. Suis-je hypnotisable ?
5. Faut-il que j’y crois pour que ça marche ?
6. Est-ce que je vais perdre le contrôle ?
7. Quels types de problèmes peut-on traiter avec l’hypnose ?
8. L’état hypnotique est-il comparable au sommeil ou à la méditation ?
9. Combien de séances me faudra-t-il ?
10. Comment choisir un Hypnothérapeute ?
11. Pourrai-je prendre le volant après une séance d’hypnose ?
12. Est-ce que je dois tout révéler à mon thérapeute ?
13. Est-ce que je serai perturbée par mon hypnothérapie ?
14. Faut-il que je donne un objectif précis à mon hypnothérapie ?
15. La prise de médicaments est-elle compatible avec une hypnothérapie ?
16. L’hypnose peut-elle être dangereuse ?
17. L’hypnothérapie a-t-elle quelque chose à voir avec la psychothérapie ?
18. Mon symptôme a-t-il une signification ?
19. Peut-on aider quelqu’un qui est réticent à se soigner ?
20. Y a-t-il un parcours type dans une hypnothérapie ?

Des questions ? N’hésitez pas à nous appeler au  07 81 82 54 59.

DSC_1042CABINET COAT – Thérapies brèves & Développement personnel

Hypnose, Sophrologie, Programmation Neurolinguistique, Techniques de libération émotionnelle.

Cabinet de Colmar : 29 rue de la corneille, 68000 Colmar – Haut-Rhin

 

POURQUOI LES REGIMES NE MARCHENT-ILS JAMAIS LONGTEMPS?

hypnose colmar alsace perte de poids maigrir métabolisme

Le métabolisme est influencé par ce qui se joue en moi : conflits internes, pensées, émotions…

Par un travail de fond sur les mécanismes inconscients qui mènent au surpoids, un traitement par les thérapies brèves et thérapies psycho-corporelles apporte de bonnes chances d’obtenir enfin une perte de poids durable. Il est bien entendu très utile et important de manger équilibré en quantité et en qualité. Mais deux individus mangeant strictement la même chose ne vont pas connaitre la même évolution pondérale. Pourquoi ?

Parce que la façon dont je métabolise les aliments dépend largement du psychisme, autrement dit de mes pensées, mes émotions, mes conflits internes. Ce qui entre en moi est important mais ce qui en sort (le résultat du métabolisme) aussi. Les études montrent que la quasi totalité des régimes sont inefficaces à moyen ou long terme. Probablement parce qu’ils n’agissent que sur l’ombre du problème (le comportement alimentaire, diminuer les quantités, améliorer la qualité) mais pas sur le problème lui-même.

Il faut agir sur la source du comportement néfaste

Pourquoi suis-je amenée à trop manger ? Si, par exemple, je mange pour tenter de retrouver la sécurité qui me fait défaut, il s’agira alors de m’apprendre comment installer progressivement en moi cette sécurité, comment aussi peut-être me libérer de l’influence des événements douloureux ou conditionnements qui peuvent être à la source de mon anxiété. Dès lors, je ne ressentirai plus la nécessité de manger en quantité excessive. Et la perte de poids pourra être durable. Cette approche du trouble qui consiste à agir à la source du problème est beaucoup plus efficace (faut-il s’en étonner ?).

Sans compter que ses bénéfices s’étendent bien au-delà du seul comportement alimentaire. En comprenant ce qui cherche à s’exprimer en moi dans ce comportement néfaste pour ma santé, je saisi une opportunité d’évolution personnelle, d’enrichissement de ma vie.

Pour en savoir plus, vous pouvez aussi consulter l’article suivant :
https://hypnose-sophrologie68colmar.com/hypnose-colmar…

Des questions ? N’hésitez pas à nous appeler au  07 81 82 54 59.

DSC_1042CABINET COAT – Thérapies brèves & Développement personnel

Hypnose, Sophrologie, Programmation Neurolinguistique, Techniques de libération émotionnelle.

Cabinet de Colmar : 29 rue de la corneille, 68000 Colmar – Haut-Rhin

HYPNOSE VIDEO 9 : combien de séances me faudra-t-il ?

Pour être informé des prochaines publications de ces vidéos, cliquez sur « Suivre HYPNOSE ALSACE ».

Vignette HYPNOSE Q9 combien de séances ne faudra-t-il?Voici le 9ème volet d’une série de 20 vidéos regroupées sous le nom « L’hypnose en 20 questions ».

Picto Lancer la vidéoLa vocation de cette série est de vous apporter des réponses concises aux principales questions que vous pouvez vous poser au sujet de cette forme de thérapie.

Les vidéos déjà disponibles et à venir:
1. Qu’est-ce que je vais ressentir dans l’état hypnotique ?
2. À quoi tient l’efficacité de l’hypnothérapie ?
3. Quel sera l’effet de l’état hypnotique sur mon corps ?
4. Suis-je hypnotisable ?
5. Faut-il que j’y crois pour que ça marche ?
6. Est-ce que je vais perdre le contrôle ?
7. Quels types de problèmes peut-on traiter avec l’hypnose ?
8. L’état hypnotique est-il comparable au sommeil ou à la méditation ?
9. Combien de séances me faudra-t-il ?
10. Comment choisir un Hypnothérapeute ?
11. Pourrai-je prendre le volant après une séance d’hypnose ?
12. Est-ce que je dois tout révéler à mon thérapeute ?
13. Est-ce que je serai perturbée par mon hypnothérapie ?
14. Faut-il que je donne un objectif précis à mon hypnothérapie ?
15. La prise de médicaments est-elle compatible avec une hypnothérapie ?
16. L’hypnose peut-elle être dangereuse ?
17. L’hypnothérapie a-t-elle quelque chose à voir avec la psychothérapie ?
18. Mon symptôme a-t-il une signification ?
19. Peut-on aider quelqu’un qui est réticent à se soigner ?
20. Y a-t-il un parcours type dans une hypnothérapie ?

Des questions ? N’hésitez pas à nous appeler au  07 81 82 54 59.

DSC_1042CABINET COAT – Thérapies brèves & Développement personnel

Hypnose, Sophrologie, Programmation Neurolinguistique, Techniques de libération émotionnelle.

Cabinet de Colmar : 29 rue de la corneille, 68000 Colmar – Haut-Rhin

 

HYPNOSE VIDEO 2 : à quoi tient l’efficacité de l’hypnose?

Vignette HYPNOSE Q2 A quoi tient l'efficacité de l'hypnose ? 8 oct. 2017 à 19:00:01

Pour être informé des prochaines publications de ces vidéos, cliquez sur le bouton bleu « Suivre HYPNOSE ALSACE ».

Picto Lancer la vidéoVoici le 2ème volet d’une série de 20 vidéos regroupées sous le nom « L’hypnose en 20 questions ».

La vocation de cette série est d’apporter des réponses concises aux principales questions que l’on se pose au sujet de cette forme de thérapie.
Les vidéos déjà disponibles et à venir:
1. Qu’est-ce que je vais ressentir dans l’état hypnotique ?
2. À quoi tient l’efficacité de l’hypnothérapie ?
3. Quel sera l’effet de l’état hypnotique sur mon corps ?
4. Suis-je hypnotisable ?
5. Faut-il que j’y crois pour que ça marche ?
6. Est-ce que je vais perdre le contrôle ?
7. Quels types de problèmes peut-on traiter avec l’hypnose ?
8. L’état hypnotique est-il comparable au sommeil ou à la méditation ?
9. Combien de séances me faudra-t-il ?
10. Comment choisir un Hypnothérapeute ?
11. Pourrai-je prendre le volant après une séance d’hypnose ?
12. Est-ce que je dois tout révéler à mon thérapeute ?
13. Est-ce que je serai perturbée par mon hypnothérapie ?
14. Faut-il que je donne un objectif précis à mon hypnothérapie ?
15. La prise de médicaments est-elle compatible avec une hypnothérapie ?
16. L’hypnose peut-elle être dangereuse ?
17. L’hypnothérapie a-t-elle quelque chose à voir avec la psychothérapie ?
18. Mon symptôme a-t-il une signification ?
19. Peut-on aider quelqu’un qui est réticent à se soigner ?
20. Y a-t-il un parcours type dans une hypnothérapie ?

Des questions ? N’hésitez pas à nous appeler au  07 81 82 54 59.

DSC_1042CABINET COAT – Thérapies brèves & Développement personnel

Hypnose, Sophrologie, Programmation Neurolinguistique, Techniques de libération émotionnelle.

Cabinet de Colmar : 29 rue de la corneille, 68000 Colmar – Haut-Rhin